Cotravaux (France ; 1959-....)

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1959-05-26 (xsd:date)
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Association de cogestion pour le travail volontaire des jeunes-Cotravaux (fr)
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Coordination pour le travail volontaire des jeunes-Cotravaux (fr)
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Cotravaux-Réseau d’acteurs du travail volontaire (fr)
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Déclaration de création, parue au Journal Officiel de la République française du 11 juillet 1959
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Déclaration modificative, parue au Journal Officiel de la République française du 4 octobre 1989
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Déclaration modificative parue au Journal Officiel de la République française du 6 août 2011
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Organisation interne ou généalogie

Les neuf associations membres à la création de Cotravaux au 26 mai 1959 sont :

  • Jeunesse et Reconstruction ;
  • Les Moulins des Apprentis (membre jusqu'à sa dissolution en 1990) ;
  • Compagnons Bâtisseurs ;
  • Comité inter-mouvements auprès des évacués (CIMADE) ;
  • Mouvement Chrétien pour la Paix (MCP), dont la branche française se renomme Solidarités Jeunesses en 1989 ;
  • Service de Construction par les Jeunes-Lyon ;
  • Alpes de Lumière ;
  • Service civil international (SCI) ;
  • Concordia.

L'association Cotravaux se compose de membres actifs (représentants des associations) et de membres de droit (représentants de ministères et d’administrations). Le conseil d’administration a quinze membres actifs et neuf membres de droit, donnant ainsi une voix prépondérante aux associations.

D'autres associations adhèrent par la suite :

  • Neige et Merveilles en 1960 ;
  • Études et Chantiers en 1962 ; en 1990 l’association se renomme Union nationale des Associations régionales Études et Chantiers (UNAREC) ;
  • Union REMPART en 1966 ;
  • Action d’urgence internationale (AUI) de 1977 à 2000 ;
  • Chantiers Rencontres internationales (CRI) de 1982 jusqu’à sa dissolution en 1990 ;
  • Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) en 1990 ;
  • Espaces-Chantiers, Environnement local (ECHEL) de 1995 à 2000 ;
  • Club du Vieux Manoir (date indéterminée, avant 2011).

Par ailleurs, Cotravaux fédère également un réseau d'associations qui constituent son réseau territorial :

  • Cotravaux Auvergne-Rhône-Alpes ;
  • Cotravaux Île-de-France ;
  • Cotravaux Nouvelle-Aquitaine ;
  • Cotravaux Occitanie ;
  • Cotravaux Pays de la Loire ;
  • CORAC (commission régionale des associations de chantiers en Provence-Alpes-Côte d’Azur) .
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Contexte général

À la fin des années 1950 en France, plusieurs associations aux origines et aux histoires différentes, certaines créées depuis plus de trente ans, organisent déjà des chantiers avec des jeunes adultes de milieux divers et de différentes nationalités. L’objectif de ces associations est de construire une paix durable à travers la réalisation de projets concrets, en mobilisant des volontaires qui créent une communauté de travail et de vie pendant quelques semaines à plusieurs mois.

Après les deux conflits mondiaux, la nécessaire reconstruction de la France se pose. En 1954, le gouvernement ambitionne alors de mettre en place une politique de jeunesse impliquant tous les départements ministériels, et non le seul ministère de la Jeunesse, et en instaurant un dialogue avec les mouvements de jeunesse et d’éducation populaire. Ainsi se créent des structures interministérielles comme le Haut Comité de la Jeunesse.

Dès 1958, le développement d’associations de co-gestion devient un axe fort du Haut Comité de la Jeunesse pour responsabiliser les jeunes. « Il a été dit clairement qu’il s’agissait de travailler pour les jeunes, évidemment, mais aussi avec des jeunes et par les jeunes. Il ne s’agissait pas de répandre des consignes, mais bien de coordonner les bonnes volontés. Il ne s’agissait pas d’imposer des doctrines, mais de concilier des tendances. Plus : les faire s’enrichir mutuellement afin que les jeunes Français travaillent encore davantage ensemble. […] Dans la cogestion, les jeunes, avec les pouvoirs publics, ont eux-mêmes la charge de leurs activités. Ils participent, par exemple, […] à l’implantation et à l’exécution des chantiers de travaux dans lesquels ils contribuent au développement du pays et à sa mise en valeur. Toutes ces entreprises qui ont pour but de préparer les jeunes à leurs activités futures, visent aussi à leur ouvrir les yeux sur le monde dans lequel ils vivent. » (Extraits du discours de Maurice Herzog « Vers la Jeunesse de demain » – 1963.)

C’est dans ce contexte que l'association Cotravaux est créée en 1959.

L'association Cotravaux est créée le 26 mai 1959 et déclarée en préfecture le 1er juillet 1959. L’assemblée générale constitutive de l'association rassemble des représentants :

  • des neufs associations fondatrices : Alpes de Lumière, Cimade, Compagnons Bâtisseurs, Concordia, Jeunesse et Reconstruction, Moulin des Apprentis, Mouvement Chrétien pour la Paix (qui deviendra « Solidarités Jeunesses »), Service de Construction par les jeunes, Service civil international ;
  • du Premier ministre et de six ministères : Agriculture, Travaux publics, Armées, Construction, Intérieur, Finances ;
  • du Haut Commissariat à la jeunesse et aux sports et du Haut Comité de la jeunesse.

Les statuts adoptés posent l’enjeu de la collaboration  :

«En réunissant les moyens nécessaires en subventions, en matériel et en personnes, l’association ainsi créée a pour but :

a) D’augmenter en qualité et en célérité les services rendus à des collectivités par des organismes privés, sans but lucratif, se consacrant à l’étude et à l’exécution de travaux civils d’intérêt général,

b) D’associer plus largement lesdites organisations pour des tâches communes qui satisfassent au besoin des jeunes, dans le domaine des contacts humains, tant sur le plan national qu’international.

L’association s’interdit toute action politique. Les activités de l’association ne pourront en aucune façon aller à l’encontre des intérêts des travailleurs salariés ».

Cotravaux est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle est en cogestion avec l’État et dispose de financements publics. Deux services, qui se succèdent au secrétariat d’État puis au ministère de la Jeunesse et des Sports, sont en charge principalement de la cogestion : le service de la jeunesse et de l’éducation populaire jusqu’en 1967, puis la direction de la jeunesse jusqu’en 1987. D’autres ministères apportent leur aide à travers des partenariats et des subventions (Environnement, Culture, Justice, Agriculture, Artisanat, Logement, Tourisme et Affaires sociales).

Les missions de Cotravaux sous la période de cogestion sont :

  • la réalisation, avec la participation des jeunes, de formations professionnelles en relation avec les métiers d’animateurs ou les métiers du bâtiment ;
  • la réalisation de chantiers de jeunesse variés, par exemple la construction de petits équipements socio-éducatifs ou ruraux, la réhabilitation de logements, la restauration de monuments protégés ou non, l'aménagement de zones touristiques et la réalisation de travaux pour l’environnement (nettoyage de rivière, aménagement des espaces verts et forêts) ;
  • le développement de services rendus à des collectivités par des organisations se consacrant à l'étude et à l'exécution des travaux civils d'intérêt général avec l’objectif de faire participer les jeunes ;
  • la gestion des échanges et partenariats avec des associations et organismes en charge des chantiers de jeunesses à l’étranger : accueil de bénévoles sur les chantiers de Cotravaux, formation des animateurs de chantiers étrangers, organisation d’événements (colloques, manifestations…) et envoi de bénévoles sur des chantiers à l’étranger.

Durant les années 1960-1980, de nouveaux membres rejoignent Cotravaux, témoignant de la prise en compte des problématiques liées à l’environnement et l’écologie, au patrimoine, à la solidarité, à la formation, au développement rural et des territoires, aux coopérations internationales : Études et Chantiers, Neige et Merveilles, Union REMPART, Chantiers Rencontres internationales (pour la Fédération unie des Auberges de jeunesse) ; et deux associations partent (Cimade et Service de Construction par les jeunes). Les actions réalisées par les associations membres sont multiples : chantiers, stages, formations. Elles témoignent du dialogue permanent entre les différents ministères, Cotravaux et ses associations, ainsi que des moyens financiers qui les soutiennent.

La cogestion avec l’État se termine le 20 janvier 1987, date à laquelle les administrations arrêtent leur participation à l’association.

À partir du 4 octobre 1989, Cotravaux redéfinit sa mission afin de promouvoir le développement du travail volontaire associatif et de réfléchir à son éthique ; dorénavant, le rôle de Cotravaux est d'assurer la coordination des associations. Le travail se renforce en régions, axe initié auparavant avec la création des secrétaires associatifs régionaux (SAR) de 1982 à 1986. Des correspondants régionaux se mettent en place afin de maintenir des concertations entre associations et les services déconcentrés de l’État autour des chantiers de bénévoles. Ces correspondants portent la voix des associations présentes en régions et les axes de travail communs définis par Cotravaux. Deux associations adhèrent dans les années 1990 : Action d’Urgence Internationale et Espaces-Chantiers Environnement Local (ECHEL).

Au milieu des années 1990, le programme « Jeunesse pour l’Europe » lance le Service volontaire européen (SVE) qui augmente les possibilités de mobilité des jeunes. Le SVE amène la notion de « volontariat » alors peu connue en France ; elle se définit par une durée plus longue d’implication dans une action. Ceci permet à Cotravaux de mettre en avant les expériences de « volontariat long terme » réalisées par ses associations et de prendre place dans les réflexions autour d’un service civil en France.

Cotravaux soutient la dimension internationale des actions de ses associations membres par des coopérations avec les représentants associatifs ou d’administrations de plusieurs pays (échanges d’experts, d’animateurs ou de bénévoles). Des actions diverses ont été portées collectivement à plusieurs reprises par les associations (Algérie, ex-Yougoslavie, pays de l’Est notamment).

En 2005, l’association se dote d’un observatoire statistique réalisant le repérage d’actions collectives, bénévoles et volontaires, sur l’ensemble du territoire national, et assurant la gestion d’une base de données quantitatives sur les chantiers internationaux de bénévoles et volontariats et la valorisation des actions (analyses, études nationales et régionales). L’observatoire prend le nom d’Observo en 2008.

Le 6 août 2011, Cotravaux connaît une modification en devenant un réseau, sous forme associative, ouvert à tout acteur développant des actions collectives, bénévoles et volontaires, ainsi que des pratiques d'engagement et de mobilité à destination de personnes de tout âge, et plus simplement les jeunes. Une mission est mise en place portant sur la pédagogie et les pratiques des chantiers se définissant en des multiples formes : bénévolat, service volontaire, civil ou civique, volontariat européen et international, ou encore insertion des jeunes sans emploi et sans qualification. La nouvelle forme de Cotravaux se fixe pour objectif de regrouper des porteurs de projets, associatifs ou non, qui mettent en œuvre des activités de travail volontaire.

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Cotravaux (France ; 1959-....)
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Association fondatrice et membre de Cotravaux.

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Association membre de Cotravaux.

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Association fondatrice et membre de Cotravaux.

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Association fondatrice et membre de Cotravaux.

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Association fondatrice et membre de Cotravaux.

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Cotravaux (France ; 1959-....)
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Association fondatrice et membre de Cotravaux.

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Déclaration de création, parue au Journal Officiel de la République française du 11 juillet 1959
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Déclaration modificative, parue au Journal Officiel de la République française du 4 octobre 1989
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Déclaration modificative parue au Journal Officiel de la République française du 6 août 2011
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Guy Madiot est président de Cotravaux

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